Journal de bord – Partie 2

15 février 2031

Le soleil commence à se coucher. Afin de passer la nuit à l’abri, nous sommes rentrés dans une boulangerie à laquelle la porte d’entrée était grande ouverte. Faut dire que depuis qu’on est arrivé sur l’île centrale, on sait plus trop quoi faire. Quand on est arrivé, on s’attendait à voir une foule incroyable à cause du rassemblement. Mais à la place d’une marée humaine, c’est une ville déserte qu’on a trouvé. Mais quand je dis déserte, c’est que c’est vraiment vide ! On n’entend rien et on a croisé personne (bon on n’est pas allé très loin non plus car c’était vraiment trop flippant). Avec un peu de chance, on croisera des retardataires demain matin. J’ai vraiment hâte de retrouver papa et maman. Gabriel ne dit rien mais on voit bien qu’il n’est pas non plus rassuré. Mais bon comme dirait je sais plus qui, « à chaque jour sa peine ». Demain ne pourra pas être une journée pire qu’aujourd’hui, ça c’est sûr. Heureusement que Philippe sait ce qu’il fait. Je pense que sans lui, on aurait déjà cédé à la panique.

16 février 2031

Philippe n’est plus là ! On s’est à peine réveillé avec Gabriel qu’on a entendu un grand cri au loin dans la ville, et c’est là qu’on s’est rendu compte que Philippe n’était plus avec nous ! Pourtant on n’a pas dormi tant que ça, ma montre me dit qu’il est seulement 08:35. Là je sais vraiment plus quoi faire ! Gabriel m’a dit que le plus simple c’était d’attendre de voir s’il allait revenir, car ce n’était pas possible qu’il nous abandonne là comme ça. Cette ville est devenue encore plus effrayante subitement.

À 09:45, on a entendu quelqu’un courir dans la rue. Gabriel s’est penché par la fenêtre pour appeler Philippe. Mais quand je l’ai vu revenir vers moi aussi blanc qu’un linge, j’avais déjà compris que ce n’était pas Philippe qu’on avait entendu. Je me suis penché à mon tour pour en avoir le cœur net, mais je n’aurais jamais pu imaginer ce que j’ai vu à ce moment. Il y avait un gars au milieu de la rue qui courait avec ses tripes à l’air ! Il ne criait même pas. Comme si ce qu’il faisait été normal ! Autant dire qu’avec Gabriel, on a vite bloqué l’entrée avec ce qu’on a pu. Même moi je n’arriverais pas à me faufiler pour rentrer maintenant. Mais le problème, c’est que ça fait un moment qu’on attend que Philipe revienne. Gabriel est d’accord avec moi pour dire que le mieux à faire c’est d’attendre d’avoir des nouvelles de Philipe, et de ne pas quitter la boulangerie. Il ne serait jamais parti comme ça pour rejoindre les parents sans nous, et surtout sans nous prévenir !

Il est 19:00. Le soleil commence à se coucher et la situation n’a pas changé depuis ce matin. Ah bah si ! Le mec chelou dans la rue, il est plus tout seul maintenant. Ils sont 3 ! Et ils ne sont pas plus beau que le premier. Je n’aurais jamais dû les regarder, je ne serais pas capable d’oublier des trucs aussi moches. Il y a une dame à qu’il il manque une partie de la mâchoire, je crois c’est toute la partie inférieure qu’il manque. Et puis il y a le troisième à qui il manque les deux bras. Au début on pensait avec Gabriel que c’était des gens en costume pour fêter un genre d’événement. Mais pourquoi des gens feraient une soirée déguisée en zombies alors que pas plus tard que hier, tout le monde cherchait à évacuer ?! En plus, Gabriel qui a eu le courage de les regarder plus que moi, m’a clairement dit que c’était un peu trop réaliste pour être de simples déguisements. Je croyais que c’était que dans les films qu’on voyait ce genre de trucs. Vivement que Philippe revienne ! La seule bonne nouvelle, c’est qu’on peut manger les sandwichs qui ont été laissé dans la boulangerie. Il n’y en a pas des masses mais ce n’est pas comme si on comptait rester ici. Pour être sûr que personne ne tente de rentrer dans la boulangerie cette nuit, on a décidé des rester éveillé à tour de rôle avec Gabriel. Même si c’est déjà très dur de trouver le sommeil quand tu sais que ya3 malades mutilés qui tournent en rond dans ta rue.

17 février 2031

Il est 03:00 du matin. C’est moi qui termine de surveiller la boulangerie pour cette nuit. Avec la fatigue, on pense plus trop aux cinglés de dehors et on arrive à dormir un peu. Gabriel c’est à peine allongé qu’il dors déjà. Moi je dois dire que j’ai plus de mal. Pas à cause des gens dehors, mais parce que je m’inquiète vraiment pour Philippe. Mais il ne m’a jamais laissé tomber ! C’est un super frère qui est toujours venu m’aider quand j’avais un souci. C’était le premier qui venait me voir quand ça n’allait pas. C’est clair que sans lui je me sens moins en sécurité. Bon je vais lâcher mon journal pour surveiller dehors, après on verra ce qu’on fera avec Gabriel.

La frayeur que j’ai eue quand on m’a réveillé depuis mon petit poste d’observation ! Je n’avais pas fait gaffe mais je m’étais carrément endormie ! Mais j’ai été trop heureux et soulagé de voir que c’était Philippe qui me secouait. Il avait l’air encore plus soulagé que moi en me voyant. Il devait être quoi, 9h du matin quand il m’a réveillé. Il avait l’air fatigué, il avait un sac qui semblait plutôt bien rempli sur les épaules, et il y avait une sorte de planche en bois qui était posée à côté de l’endroit par où il était rentré. Le premier truc qui m’a choqué c’était que l’extrémité de la planche était couverte de sang. Et quand je me suis tourné vers Philippe pour lui demander où il était passé pendant tout ce temps, et pourquoi il revenait avec tout ça, il semblait stressé et pas du tout confiant.

J’ai plus trop le temps d’écrire alors je continuerais quand on fera une pause. Philippe a dit qu’on devait absolument bouger et qu’il nous expliquera tout en chemin. Je crois bien que ces 2 derniers jours, je n’ai pas arrêté d’avoir peur.

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